Un livrable du G20 visé pour octobre
Dans un article du 21 septembre 2026, iAfrica rapporte que la FSCA attendra les principes mondiaux du Conseil de stabilité financière sur l’adoption de l’IA avant d’élaborer ses règles. Le FSB, basé à Bâle, finalise des orientations pour aider les entreprises financières à adopter l’IA de façon responsable. Ce chantier est un livrable du G20 sous la présidence américaine de 2026, attendu le mois suivant, donc en octobre 2026. Kamlana a déclaré, lors d’un entretien accordé un vendredi : « C’est une bonne chose pour nous d’attendre cela, parce que nous voulons être alignés. »
Ces principes doivent informer un document de discussion conjoint de la FSCA, de la Prudential Authority et de la Banque de réserve d’Afrique du Sud, avec un volet sur l’IA agentique et les bases d’un futur cadre réglementaire. iAfrica présente ces systèmes comme des agents qui exécutent des transactions, déplacent des fonds et décident avec une revue humaine limitée, plutôt que comme de simples outils de conseil. Le commissaire a ajouté : « Nous allons rester engagés sur l’IA et le risque qu’elle présente pour le secteur financier, mais nous avons été clairs et constants sur l’approche, qui est celle des principes plutôt que des règles, parce que c’est un domaine qui évolue vite. »
Une étude déjà publiée, pas un règlement
La FSCA et la Prudential Authority ont déjà publié une étude de marché sur l’adoption de l’IA dans le secteur financier. Kamlana la décrit comme un examen des usages dominants, et non comme un document de gouvernance. iAfrica précise que cette étude note l’absence de cadre uniforme de gouvernance de l’IA en Afrique du Sud. Elle ajoute que les principes de l’OCDE et le règlement européen sur l’IA n’y ont pas de force obligatoire.
Un document ultérieur doit dire comment la gouvernance de l’IA s’appliquera dans les institutions financières. iAfrica rapproche cette méthode du Royaume-Uni et de Singapour, non d’un règlement européen par niveaux de risque. Le site ajoute que l’IA agentique pose la question de la responsabilité d’un système autonome.
Le rapport annuel et le cadre interne
ITWeb, le 30 septembre 2026, écrit que la FSCA prépare un cadre d’IA dans une transformation numérique vers une organisation plus fondée sur les données et plus automatisée. Cela figure dans le rapport intégré clos le 31 mars 2026, présenté cette semaine par Unathi Kamlana à la commission permanente des finances du Parlement. Le texte met en avant la conduite des institutions, l’intégrité des marchés, la gestion prudente et la résilience. ITWeb parle ici du cadre interne de l’autorité, distinct des règles de marché qu’iAfrica relie aux principes du FSB.
Le rapport indique des revenus de 1,235 milliard de rands et un excédent net de 119 millions de rands pour l’exercice 2025/2026. La transformation numérique y est l’un de six sujets matériels, et la technologie est présentée comme une part de l’infrastructure de régulation. Un cadre d’IA est en cours d’élaboration pour un développement et un déploiement responsables. Selon le rapport cité par ITWeb, c’est le seul élément encore ouvert du principe 10, sur la supervision des données, de l’information et de la technologie par l’organe de gouvernance.
Alertes, crypto-actifs et supervision outillée
Sur l’exercice 2025/2026, la FSCA a émis 140 avertissements publics sur des arnaques, contre 107 l’année d’avant. La plupart visaient des prestataires de services financiers soupçonnés de ne pas être enregistrés, et des schémas d’investissement ou de trading sur les réseaux sociaux. Environ un cinquième portait sur l’usurpation d’institutions financières et de prestataires agréés. L’autorité, son commissaire et des membres du personnel ont aussi été usurpés.
Les inspections impliquant des prestataires de services d’actifs crypto sont passées de 10 à 30, certaines avec le Financial Intelligence Centre. La FSCA a créé le Crypto Asset Supervisory Engagement Forum pour les échanges entre régulateurs et industrie. Le rapport fait de l’Integrated Regulatory System la base technique pour la conduite de projet, les processus et l’accès aux données. Il évoque aussi le traitement de données en temps réel, classe la numérisation comme un risque lié aux plateformes et à l’IA, et rappelle le double enjeu : moderniser l’autorité, et garder une supervision sûre, fiable et gouvernée.




