Un investissement non chiffré, via Stitch Group
Dans un billet publié le 26 octobre 2026, CrissCross indique avoir reçu un investissement de Circle Ventures, la branche de capital-risque corporate de Circle Internet Group, Inc. (Circle). Les fonds transitent par Stitch Group, la société mère. Ni le montant, ni la valorisation, ni le pourcentage de capital cédé n'ont été publiés. Business Tech Africa et Business Insider Africa ont repris l'annonce les 28 octobre, en confirmant que la taille de l'opération reste confidentielle.
Circle, coté à New York sous le ticker CRCL depuis son introduction en Bourse américaine de juin 2025, émet notamment l'USDC, un stablecoin conçu pour rester aligné sur le dollar. Pour Circle Ventures, l'entrée au capital de CrissCross marque un engagement financier plus direct en Afrique que le partenariat antérieur avec Sasai Fintech, filiale de Cassava Technologies, qui portait surtout sur l'exploration d'usages de l'USDC.
Une API unique pour trente marchés et vingt devises
CrissCross se présente comme une infrastructure réglementée de paiements transfrontaliers destinée aux entreprises. Sa plateforme combine encaissements locaux, paiements automatisés, gestion de trésorerie et change en temps réel, accessibles via une seule interface de programmation. Le règlement s'appuie sur la blockchain, puis les fonds sont livrés en devises locales sur comptes bancaires ou portefeuilles de mobile money.
Selon l'entreprise, elle opère dans plus de 30 marchés africains, prend en charge plus de 20 devises et revendique une disponibilité de 99,99 %. Ses clients sont des multinationales, des institutions financières et des plateformes numériques qui doivent faire circuler de l'argent sur des corridors jugés fragmentés et coûteux. Business Tech Africa précise que les fonds serviront à densifier les connexions de paiement locales, la liquidité, les capacités de règlement en stablecoins pour les clients entreprises, et l'équipe de support.
Les stablecoins comme couche de règlement
James Cope, directeur général de CrissCross, déclare dans le communiqué : « Le marché des paiements transfrontaliers en Afrique est immense, complexe et sous-équipé. L'investissement de Circle Ventures valide ce que nous construisons : une infrastructure capable de gérer cette complexité à grande échelle. » Brian Schultz, vice-président Corporate Development and Ventures de Circle, ajoute que le groupe soutient CrissCross pour déployer une infrastructure de paiements adossée aux stablecoins sur « certains des corridors les plus complexes et les moins bien desservis du monde ».
L'argument économique avancé par CrissCross est connu : la volatilité monétaire, la liquidité limitée des corridors de change et le nombre d'intermédiaires du correspondant banking allongent les délais et renchérissent les transferts. Les stablecoins sont présentés comme une couche de règlement plus rapide, avant conversion en monnaie locale via des rails régulés. L'entreprise ne publie toutefois ni gain de coût moyen, ni délai de règlement garanti, ni liste détaillée des pays couverts.
Une annonce récente, sans taille de ticket
La date d'annonce primaire est claire : 26 octobre 2026 sur le site de CrissCross, reprise dans la presse spécialisée les jours suivants. Il ne s'agit pas d'une vieille levée recyclée. En revanche, l'absence de montant empêche de mesurer le poids réel de Circle dans le capital de Stitch ou de CrissCross. Les fondateurs cités par certains médias secondaires ne sont pas nommés dans le billet de CrissCross ; techafrika s'en tient donc aux éléments sourcés par l'entreprise et par Circle.
Pour le lecteur, trois faits tiennent : Circle Ventures entre au capital via Stitch, le montant reste secret, et CrissCross revendique déjà plus de 30 marchés africains et plus de 20 devises derrière une seule API de paiements entreprises.




