Quatre usages, une même ambition
« We want to broaden and democratise access so you can either pay, you can save, you can invest, you can insure using M-PESA », a déclaré Peter Ndegwa dans l'entretien avec la journaliste Victoria Rubadiri, selon tech-ish. À la tête de Safaricom depuis le 1er avril 2020, il est le premier Kenyan à diriger l'opérateur.
L'interview dresse le bilan de six ans et demi de mandat, de l'entrée en Éthiopie à l'objectif affiché de faire de Safaricom « Africa's leading purpose-led technology company ». Pour M-PESA, le message porte davantage sur l'extension de services déjà amorcés que sur une annonce produit précise.
L'interview dresse le bilan de six ans et demi de mandat, de l'entrée en Éthiopie à l'objectif affiché de faire de Safaricom « Africa's leading purpose-led technology company ». Pour M-PESA, le message porte davantage sur l'extension de services déjà amorcés que sur une annonce produit précise.
L'épargne et l'investissement sont déjà en place
Sur M-PESA, l'épargne existe déjà via M-Shwari et KCB M-PESA. L'investissement est accessible dès 100 shillings kenyans via le fonds monétaire Ziidi, et Ziidi Trader permet d'acheter et de vendre des actions de la Nairobi Securities Exchange depuis le téléphone, en partenariat avec le courtier Kestrel Capital.
Selon les chiffres rappelés par tech-ish à partir des publications de Safaricom, les produits d'épargne et d'investissement détenaient 21,0 milliards de shillings kenyans pour 2,2 millions de clients actifs à fin mars 2026, contre 600 000 clients un an plus tôt. L'assurance reste le volet le moins développé : Safaricom Insurance Agency commercialise des couvertures depuis août 2024, notamment intégrées aux téléphones vendus en boutique et en option pour les abonnés Home Fibre.
Selon les chiffres rappelés par tech-ish à partir des publications de Safaricom, les produits d'épargne et d'investissement détenaient 21,0 milliards de shillings kenyans pour 2,2 millions de clients actifs à fin mars 2026, contre 600 000 clients un an plus tôt. L'assurance reste le volet le moins développé : Safaricom Insurance Agency commercialise des couvertures depuis août 2024, notamment intégrées aux téléphones vendus en boutique et en option pour les abonnés Home Fibre.
150 millions de transactions par jour, et l'IA anti-fraude
Peter Ndegwa a avancé le chiffre d'environ 150 millions de transactions M-PESA par jour. Les résultats publiés de Safaricom pour l'exercice clos en mars 2026 font état de 46,4 milliards de transactions, soit environ 127 millions par jour en moyenne, en hausse de 25,1 %. Tech-ish note qu'un niveau proche de 150 millions en octobre est plausible si la croissance s'est poursuivie, mais que Safaricom n'a pas publié de chiffre officiel pour octobre.
À ce volume, le contrôle de la fraude repose sur l'intelligence artificielle. Safaricom indique disposer de plus de 70 modèles d'IA en production, et la plateforme Fintech 2.0, sur laquelle M-PESA a basculé en 2025, est dimensionnée pour 6 000 transactions par seconde.
À ce volume, le contrôle de la fraude repose sur l'intelligence artificielle. Safaricom indique disposer de plus de 70 modèles d'IA en production, et la plateforme Fintech 2.0, sur laquelle M-PESA a basculé en 2025, est dimensionnée pour 6 000 transactions par seconde.
Banques concurrentes et partenaires à la fois
Ndegwa décrit les banques et assureurs comme « competitors, but they're also partners ». Fuliza s'appuie sur KCB et NCBA ; KCB M-PESA est un produit KCB ; les prêts de court terme pour Pochi La Biashara et les commerçants passent par Sidian Bank et Diamond Trust Bank, associés à des fintechs de crédit.
Côté réseau, Safaricom a dépensé 55,8 milliards de shillings kenyans d'investissements au Kenya sur l'exercice clos en mars 2026, soit environ 430 millions de dollars, un ordre de grandeur cohérent avec la fourchette de 400 à 500 millions de dollars par an citée par Ndegwa. Pour les utilisateurs, l'interview fixe une direction sans date de lancement : la prochaine phase de M-PESA est déjà en germe dans les produits existants, l'assurance restant le maillon le plus ouvert.
Côté réseau, Safaricom a dépensé 55,8 milliards de shillings kenyans d'investissements au Kenya sur l'exercice clos en mars 2026, soit environ 430 millions de dollars, un ordre de grandeur cohérent avec la fourchette de 400 à 500 millions de dollars par an citée par Ndegwa. Pour les utilisateurs, l'interview fixe une direction sans date de lancement : la prochaine phase de M-PESA est déjà en germe dans les produits existants, l'assurance restant le maillon le plus ouvert.




