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Madica obtient 6 millions de dollars de Flourish Ventures pour financer 25 à 30 startups africaines de plus


Rédigé le Jeudi 29 Octobre 2026 | 0 commentaire(s)


Le programme d'amorçage Madica a annoncé le 27 octobre 2026 un engagement supplémentaire de 6 millions de dollars de Flourish Ventures. L'enveloppe prolonge de trois ans le pilote lancé en 2022 et doit soutenir 25 à 30 nouvelles entreprises en early stage, avec un accompagnement opérationnel renforcé.


Six millions pour prolonger le pilote de trois ans

Crédit : Appleslerp / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Crédit : Appleslerp / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Dans un billet daté du 27 octobre 2026, Emmanuel Adegboye, responsable de Madica, annonce « un nouvel engagement de 6 millions de dollars » de Flourish Ventures. Le communiqué repris par Wamda le même jour précise que ces fonds prolongent le pilote d'investissement de trois années supplémentaires. L'objectif affiché : investir dans 25 à 30 sociétés de plus et approfondir le company-building, plutôt que de se concentrer sur des follow-on.

Business Tech Africa, dans sa revue du 28 octobre, confirme le même montant et la même cible de 25 à 30 entreprises. Le programme, affilié à Flourish Ventures, se présente comme sector-agnostic et destiné aux fondateurs africains jugés sous-financés par les réseaux de capital-risque habituels.


Dix-huit startups déjà soutenues depuis 2022

Lancé en 2022, Madica a déjà investi dans 18 startups réparties dans 10 pays et 12 secteurs, de la santé et la fintech aux semi-conducteurs, à l'IA, au climat ou au recyclage. Selon le communiqué, ces sociétés ont ensuite levé en moyenne deux fois le ticket initial de Madica. Le portefeuille est majoritairement africain : chaque société est détenue majoritairement par des Africains, plus de la moitié ont au moins une cofondatrice, et 39 % sont dirigées par une femme PDG.

Madica cite des investissements récents comme Talenteo en Algérie (logiciel RH pour l'Afrique francophone) et Paysika au Cameroun (services financiers numériques en Afrique centrale), présentés comme une preuve que le programme cherche aussi hors des quatre grands marchés de capital-risque du continent. Les candidatures seraient venues de 78 pays et 28 secteurs, dont environ 40 % hors de ces marchés dominants.


Capital et accompagnement sur dix-huit mois

Le modèle couple un chèque d'amorçage à un programme d'accompagnement d'environ dix-huit mois : mentorat, coaching de dirigeants, apprentissage entre pairs et mise en relation avec d'autres investisseurs. Emmanuel Adegboye résume l'ambition initiale : tester si un capital patient, associé à un soutien pratique, peut faire émerger des entreprises de taille « venture » chez des profils, dans des secteurs ou des géographies souvent négligés.

Efayomi Carr, investment partner chez Flourish Ventures et cofondateur de Madica, déclare dans le communiqué : « Nous conservons la conviction qu'avec le bon capital et le bon soutien, des talents exceptionnels à travers l'Afrique peuvent bâtir des entreprises de classe mondiale. » Les critères d'éligibilité rappelés par Madica sont un MVP avec quelques clients payants, des fondateurs à temps plein, peu ou pas de financement institutionnel, et un siège en Afrique.


Une annonce datée, avec une limite de transparence

La date est récente et cohérente entre le blog Madica, Wamda et la presse africaine du 27-28 octobre 2026. En revanche, ni le ticket moyen par startup, ni la valorisation du programme, ni la répartition exacte entre nouveaux investissements et coûts d'accompagnement ne sont détaillés dans le communiqué primaire. Business Tech Africa évoque des tickets pouvant aller jusqu'à 200 000 dollars ; ce plafond n'apparaît pas dans le billet Madica ni dans le communiqué repris par Wamda, et n'est donc pas repris ici comme fait établi.

Pour techafrika, l'essentiel reste sourcé : 6 millions de dollars de Flourish Ventures, une prolongation de trois ans, 25 à 30 startups supplémentaires, après 18 investissements déjà réalisés depuis 2022.