Un accès aux paiements fondé sur l’activité, plus sur le statut bancaire
Aujourd’hui, tout acteur qui veut accéder au système de paiement sud-africain doit passer par une banque. La SARB propose un nouvel avis d’exemption (Exemption Notice) et un cadre d’autorisation (Authorisation Framework) qui remplaceraient cette voie indirecte par un accès fondé sur l’activité exercée. Les non-banques régulées pourraient effectuer certaines activités de paiement, avec des exigences de gouvernance, de protection des fonds des clients, de résilience opérationnelle et de reporting.
Le gouverneur justifie ce régime distinct par l’absence de transformation de maturité chez les sociétés de paiement, qui ne prêtent pas à long terme des fonds empruntés à court terme. « Des activités et des risques similaires doivent recevoir un traitement réglementaire similaire », a déclaré Lesetja Kganyago lors de la Payments Conference 2026 de la SARB.
Le gouverneur justifie ce régime distinct par l’absence de transformation de maturité chez les sociétés de paiement, qui ne prêtent pas à long terme des fonds empruntés à court terme. « Des activités et des risques similaires doivent recevoir un traitement réglementaire similaire », a déclaré Lesetja Kganyago lors de la Payments Conference 2026 de la SARB.
PayShap a dépassé le milliard de transactions, mais reste marginal
Lancé en 2023, le système de paiement instantané PayShap a franchi le cap du milliard de transactions, pour plus de 1 000 milliards de rands transférés. Le gouverneur relativise : PayShap a traité l’an dernier environ 6 % du nombre de transactions par carte, et ses volumes représentent moins de 40 % de ceux des virements EFT. Selon l’enquête de la SARB de 2023, le cash représentait 56 % des paiements.
La SARB identifie quatre freins : des plafonds et fonctionnalités différents selon les banques, des tarifs peu lisibles, une notoriété insuffisante et une acceptation encore limitée chez les commerçants. Elle veut commencer à les traiter d’ici fin mars 2027. Le gouverneur met aussi en garde contre les systèmes fermés qui grandissent sans s’ouvrir aux autres acteurs.
La SARB identifie quatre freins : des plafonds et fonctionnalités différents selon les banques, des tarifs peu lisibles, une notoriété insuffisante et une acceptation encore limitée chez les commerçants. Elle veut commencer à les traiter d’ici fin mars 2027. Le gouverneur met aussi en garde contre les systèmes fermés qui grandissent sans s’ouvrir aux autres acteurs.
QR+ et identité numérique pour élargir l’inclusion
QR+ doit offrir un code unique et interopérable affiché par les commerçants, qui permettra aux clients de payer avec le service de leur choix, sans terminal de paiement coûteux. Le pilote est prévu au premier trimestre 2027.
L’identité numérique unique pour les paiements reposera sur des attestations vérifiables et réutilisables, stockées dans un portefeuille contrôlé par l’utilisateur, afin d’éviter de répéter les procédures d’ouverture de compte. La SARB veut aussi permettre aux petites entreprises informelles d’utiliser leur historique de transactions pour accéder au crédit, avec leur consentement.
L’identité numérique unique pour les paiements reposera sur des attestations vérifiables et réutilisables, stockées dans un portefeuille contrôlé par l’utilisateur, afin d’éviter de répéter les procédures d’ouverture de compte. La SARB veut aussi permettre aux petites entreprises informelles d’utiliser leur historique de transactions pour accéder au crédit, avec leur consentement.
Un calendrier serré jusqu’à octobre 2027
Au niveau régional, les paiements de détail éligibles de moins de 100 000 rands doivent basculer de SADC-RTGS vers le système TCIB d’ici fin avril 2027. D’ici octobre 2027, TCIB doit fonctionner en modèle « hub-and-spoke » dans huit pays pilotes de la SADC.
L’Afrique du Sud cherche ainsi à rattraper des pays comme le Brésil, l’Inde ou les Philippines, cités par le gouverneur comme modèles de systèmes de paiement modernisés. Source : South African Reserve Bank.
L’Afrique du Sud cherche ainsi à rattraper des pays comme le Brésil, l’Inde ou les Philippines, cités par le gouverneur comme modèles de systèmes de paiement modernisés. Source : South African Reserve Bank.




