Fin des activités le 30 novembre
Dans un avis daté du 16 octobre, Onafriq Nigeria Payments Limited, anciennement Capricorn Digital Limited, notifie à ses agents la fin de toutes ses activités de super-agent et de PTSP dans l’agent banking à compter du 30 novembre 2026. Les agents qui veulent continuer doivent rejoindre une banque principale de leur choix ou un autre super-agent agréé. Le personnel d’Onafriq récupérera les terminaux de paiement dans les 30 jours suivant cette date.
Onafriq invoque l’inflation, la dépréciation du naira, la hausse des coûts, des marges en baisse et l’essor des virements de compte à compte, qui ont fragilisé les paiements hors ligne. « Nous sommes entrés au Nigeria avec conviction et engagement, mais nous n’avons pas atteint le résultat visé », a déclaré son fondateur et directeur général, Dare Okoudjou.
Onafriq invoque l’inflation, la dépréciation du naira, la hausse des coûts, des marges en baisse et l’essor des virements de compte à compte, qui ont fragilisé les paiements hors ligne. « Nous sommes entrés au Nigeria avec conviction et engagement, mais nous n’avons pas atteint le résultat visé », a déclaré son fondateur et directeur général, Dare Okoudjou.
Des revenus en chute de 56 % en 2024
Selon les états financiers audités d’Onafriq déposés au Royaume-Uni et analysés par TechCabal, les revenus de l’activité d’agence sont passés de 30,4 millions de dollars en 2023 à 13,4 millions en 2024, soit une baisse de 56 %. La marge brute a reculé de 65 %, de 13,4 à 4,7 millions de dollars, malgré des coûts réduits de 17 à 8,7 millions. Onafriq a déprécié les 4,56 millions de dollars restants d’écart d’acquisition liés à son activité nigériane en 2024, après 2,4 millions en 2023.
En juillet 2026, sa filiale nigériane affichait 19,9 milliards de nairas (15 millions de dollars) de découverts auprès de Zenith Bank et de Stanbic IBTC.
En juillet 2026, sa filiale nigériane affichait 19,9 milliards de nairas (15 millions de dollars) de découverts auprès de Zenith Bank et de Stanbic IBTC.
Une vente engagée, jamais conclue
En 2026, Onafriq Nigeria Payments a signé un protocole d’accord non contraignant avec un acquéreur pour céder 100 % de l’activité d’agence. Au 29 juillet, date d’approbation des comptes, les négociations se poursuivaient et la société ne pouvait en estimer ni la structure, ni le calendrier, ni l’impact. L’annonce de fermeture ne mentionne ni l’acquéreur ni l’issue des discussions.
La concurrence s’est durcie : le nombre de terminaux de paiement déployés au Nigeria est passé de 2,45 à 5,56 millions entre fin 2023 et fin 2024, quand le volume de transactions ne progressait que de 8 %, selon le NIBSS. Moniepoint revendique plus d’un million de terminaux actifs.
La concurrence s’est durcie : le nombre de terminaux de paiement déployés au Nigeria est passé de 2,45 à 5,56 millions entre fin 2023 et fin 2024, quand le volume de transactions ne progressait que de 8 %, selon le NIBSS. Moniepoint revendique plus d’un million de terminaux actifs.
De 90 000 agents en 2021 à plus de 460 000 en 2025
Onafriq, alors MFS Africa, avait annoncé en octobre 2021 le rachat de Capricorn Digital, la société derrière Baxi, finalisé en mars 2022 après l’accord de la Banque centrale du Nigeria. Baxi comptait alors plus de 90 000 agents et avait traité plus de 1,6 milliard de dollars de transactions en 2021. Le réseau a ensuite dépassé les 460 000 agents en 2025.
Onafriq reste présent au Nigeria via son réseau de paiements et ses services d’émission de cartes. À l’échelle du groupe, ses revenus de transferts d’argent ont progressé de 20 %, à 43,9 millions de dollars, en 2024. Sources : TechCabal, Onafriq (Baxi).
Onafriq reste présent au Nigeria via son réseau de paiements et ses services d’émission de cartes. À l’échelle du groupe, ses revenus de transferts d’argent ont progressé de 20 %, à 43,9 millions de dollars, en 2024. Sources : TechCabal, Onafriq (Baxi).




