Deux corridors pour éviter les banques correspondantes
Le gouverneur de la Banque du Ghana, Johnson Pandit Asiama, a présenté ces projets le 13 octobre à Bangkok, lors d’un événement en marge des assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale. « La Banque teste l’interopérabilité transfrontalière à l’aide de CBDC, de stablecoins, de comptes bancaires et de portefeuilles mobiles dans les corridors Ghana–Rwanda et Ghana–Nigeria, et a étendu PAPSS aux portefeuilles mobiles dans le corridor Ghana–Nigeria », a-t-il déclaré, selon la Ghana News Agency.
Les pilotes doivent vérifier que différentes formes de monnaie peuvent circuler entre pays sans passer par des banques correspondantes situées hors du continent. L’objectif affiché est de les transformer en services réels en s’appuyant sur les infrastructures existantes plutôt que d’en créer de nouvelles.
Les pilotes doivent vérifier que différentes formes de monnaie peuvent circuler entre pays sans passer par des banques correspondantes situées hors du continent. L’objectif affiché est de les transformer en services réels en s’appuyant sur les infrastructures existantes plutôt que d’en créer de nouvelles.
PAPSS passe du bancaire au mobile money
Jusqu’ici, PAPSS fonctionnait surtout de banque à banque, ce qui limitait sa portée aux clients déjà bancarisés, alors que l’essentiel du commerce transfrontalier passe par les utilisateurs de mobile money, a souligné le gouverneur. Brancher les portefeuilles mobiles sur PAPSS permettrait à un commerçant d’Accra de payer instantanément un fournisseur à Lagos en monnaie locale, sans intermédiaire en dollars ni banque correspondante étrangère.
Le même jour, la Banque du Ghana a précisé que MobileMoney Limited, l’opérateur de MoMo de MTN, n’est pas autorisé à effectuer des transactions transfrontalières, contrairement à ce qu’avançaient certains médias.
Le même jour, la Banque du Ghana a précisé que MobileMoney Limited, l’opérateur de MoMo de MTN, n’est pas autorisé à effectuer des transactions transfrontalières, contrairement à ce qu’avançaient certains médias.
Un passeport de licences avec le Rwanda
Avec la Banque nationale du Rwanda, le Ghana met en œuvre un cadre de passeport des licences, qui permet aux fintechs agréées dans un pays d’opérer dans l’autre avec un minimum d’exigences supplémentaires. Le gouverneur a déploré que les fintechs africaines doivent obtenir des licences coûteuses et redondantes dans chaque marché. La Banque du Ghana discute avec plus de dix pays pour qu’ils rejoignent ce cadre, et plaide pour une approche régionale assortie de normes communes sur la messagerie de paiement, la vérification du bénéficiaire et le partage de données sur la fraude.
Le gouverneur a par ailleurs indiqué que les cas de fraude signalés au Ghana ont augmenté de 48 % en 2025, pour une valeur à risque globalement stable.
Le gouverneur a par ailleurs indiqué que les cas de fraude signalés au Ghana ont augmenté de 48 % en 2025, pour une valeur à risque globalement stable.
Un écho à la PI-SPI de la BCEAO
Ces expérimentations rejoignent les efforts de l’UEMOA, où la BCEAO a lancé en septembre 2025 sa Plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI), qui relie banques et émetteurs de monnaie électronique. Les deux initiatives sont distinctes, mais visent à permettre des transferts entre opérateurs, banques et pays. Sources : Ghana News Agency, GhanaWeb, Banque du Ghana, Techs Togo.




