Agrément CBN sur les flux entrants en naira
Grey a obtenu l’agrément de la Central Bank of Nigeria (CBN) pour opérer comme international money transfer operator (IMTO). Selon TechTrends Kenya, qui relaie l’annonce le 3 novembre 2026, la fintech adossée à Y Combinator peut désormais traiter des transferts internationaux entrants vers le Nigeria, avec paiement aux bénéficiaires en naira.
Les services couverts comprennent les flux person-to-person, business-to-person et business-to-business, sous réserve du respect de la réglementation CBN. L’agrément ouvre ainsi un canal régulé sur l’un des plus grands marchés de transferts du continent.
22,8 milliards de dollars de transferts en 2025
Grey cite des données de la Banque mondiale selon lesquelles le Nigeria a reçu environ 22,8 milliards de dollars de transferts personnels en 2025. L’entreprise attend de l’agrément un renforcement de sa position sur ce marché et un élargissement de ses corridors de paiement internationaux, au service de particuliers, de professionnels et d’entreprises recevant des fonds depuis l’étranger.
« Regulatory compliance is central to how we build and operate our financial services. As we expand across markets, it is important that our operations meet the requirements of the regulators responsible for overseeing them », déclare Idorenyin Obong, directeur général et cofondateur de Grey, cité par TechTrends. Il ajoute que l’approbation CBN « strengthens our ability to facilitate inbound international transfers » et reflète un engagement de long terme sur les infrastructures financières transfrontalières.
Déjà enregistrée aux États-Unis et au Canada
L’agrément nigérian s’ajoute aux enregistrements déjà obtenus en Amérique du Nord. Aux États-Unis, Grey est enregistrée comme money services business (MSB) auprès du Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN). Au Canada, elle détient un enregistrement MSB auprès du Financial Transactions and Reports Analysis Centre (FINTRAC) et est inscrite comme payment service provider au titre du Retail Payment Activities Act (RPAA).
« Assez de wallets », manque le sous-jacent
La licence intervient alors qu’Obong a plaidé, la semaine précédente à la conférence Moonshot de TechCabal à Lagos, pour que les fintechs africaines maîtrisent davantage les couches sous-jacentes des paiements. « African money still clears through New York or London on its way to the country next door », a-t-il dit. « We have enough wallets. What’s missing is the layer underneath: settlement, liquidity and compliance. »
Pour techafrika, l’agrément IMTO donne à Grey un cadre régulé pour les transferts entrants en naira sur un marché de près de 23 milliards de dollars, tout en prolongeant une trajectoire déjà amorcée côté FinCEN et FINTRAC.






