Seed+ mené par 4DX, BII en nouvel investisseur
Enza a levé 6 millions de dollars lors d’un tour Seed+ annoncé le 5 novembre 2026 par Business Tech Africa. Le tour est mené par 4DX Ventures. British International Investment (BII) entre au capital comme nouvel investisseur, tandis que Quona Capital et Algebra Ventures, déjà présents, participent de nouveau.
Fondée en 2022 par Hany Fekry et Hamish Houston, deux anciens dirigeants de Network International, Enza vend aux banques et fintechs une couche technologique pour brancher cartes, portefeuilles mobiles et systèmes de paiement locaux sans reconstruire chaque connexion.
Une seule intégration vers Visa, Verve ou PayShap
La plateforme relie les institutions financières aux réseaux internationaux Visa et Mastercard, ainsi qu’à des systèmes locaux : Verve au Nigeria, AfriGo en Afrique du Sud et Meeza en Égypte. Elle s’interface aussi avec les infrastructures domestiques NIBSS (Nigeria), PayShap (Afrique du Sud) et InstaPay (Égypte). L’enjeu affiché : une intégration unique plutôt qu’une mosaïque de connecteurs à maintenir.
Contrairement à Paystack, Flutterwave ou Moniepoint, qui adressent surtout les commerçants, Enza se positionne côté banques et institutions financières, qui facturent ensuite leurs propres services de paiement. Le modèle repose sur des frais liés aux transactions traitées. L’entreprise indique que ses volumes contractualisés mensuels progressent de 35 à 40 % d’un mois sur l’autre.
Douze pays et licence PSP au Ghana
Enza sert des banques et fintechs dans 12 pays, avec des bureaux en Égypte, en Afrique du Sud, au Ghana et au Nigeria. En septembre 2026, elle a démarré ses opérations commerciales au Ghana après l’obtention d’une licence Payment Service Provider Enhanced auprès de la Bank of Ghana.
Chirantan Patnaik, Head of Disruptive Ventures chez BII, estime que la technologie peut aider les institutions financières à baisser leurs coûts et à étendre leurs services aux PME. Business Tech Africa rappelle toutefois que des économies côté banque ne se traduisent pas automatiquement par des frais plus bas pour le commerçant.
Face à Interswitch et Flutterwave
Les 6 millions doivent financer l’entrée sur de nouveaux marchés africains, l’obtention de licences supplémentaires et le développement produit. Enza concurrence des acteurs d’infrastructure déjà installés, notamment Interswitch et Flutterwave. Sa croissance dépendra du nombre d’institutions signataires, des volumes traités et de la solidité de ces relations à mesure qu’elle s’étend.
Pour techafrika, le tour confirme un pari B2B sur les rails de paiement bancaires : 12 pays, une licence ghanéenne fraîche et des volumes contractualisés en hausse de 35 à 40 % par mois, face à des rivaux déjà implantés.






