400 MHz de spectre et un cœur de réseau 5G autonome
L’essai a été mené au siège de MTN à Randburg, dans le nord de Johannesburg, sous une licence radio temporaire délivrée par l’Independent Communications Authority of South Africa (Icasa), selon TechAfrica News et TechCentral. Il combinait un cœur de réseau 5G autonome (standalone), des antennes actives ultra-large bande et des techniques avancées de formation de faisceaux (beamforming), qui concentrent le signal radio sur chaque terminal, sur 400 MHz de bande passante.
La 5G-Advanced, aussi appelée 5,5G, est une évolution de la norme 5G, considérée comme une étape vers la 6G attendue vers la fin de la décennie. Ce test prolonge un précédent essai 5.5G de MTN et Huawei, en novembre 2024, qui avait atteint 8,6 Gbit/s en combinant ondes millimétriques et bande C.
La 5G-Advanced, aussi appelée 5,5G, est une évolution de la norme 5G, considérée comme une étape vers la 6G attendue vers la fin de la décennie. Ce test prolonge un précédent essai 5.5G de MTN et Huawei, en novembre 2024, qui avait atteint 8,6 Gbit/s en combinant ondes millimétriques et bande C.
Un pic mesuré en conditions contrôlées
Les 10,35 Gbit/s constituent un débit de pointe obtenu sur un seul site, en conditions contrôlées, et non un débit que les clients pourraient obtenir sur un réseau commercial, rappelle TechCentral. Ferdi Moolman, directeur général de MTN South Africa, y voit la preuve de l’importance d’une innovation continue. Alex Xing, de Huawei, a qualifié la bande de ressource importante pour la 5G-Advanced et la 6G, et indiqué que l’équipementier accompagnerait MTN dans la vérification du réseau commercial.
L’opérateur estime que la bande pourrait fournir un accès à domicile comparable à la fibre par voie hertzienne (accès fixe sans fil), là où le déploiement de la fibre est difficile ou coûteux. Elle pourrait aussi ajouter de la capacité dans les lieux très fréquentés : stades, centres commerciaux, gares et campus universitaires.
L’opérateur estime que la bande pourrait fournir un accès à domicile comparable à la fibre par voie hertzienne (accès fixe sans fil), là où le déploiement de la fibre est difficile ou coûteux. Elle pourrait aussi ajouter de la capacité dans les lieux très fréquentés : stades, centres commerciaux, gares et campus universitaires.
Une bande identifiée, mais pas encore attribuée
En juillet, le Plan national des radiofréquences 2026, publié par l’Icasa après approbation du ministre des Communications, Solly Malatsi, a identifié l’ensemble de la bande haute des 6 GHz, de 6,425 à 7,125 GHz, soit 700 MHz de spectre, pour les télécommunications mobiles internationales (IMT), c’est-à-dire la 5G puis la 6G.
MTN affirme que la bande a été « formellement attribuée » aux services mobiles. Mais une identification IMT n’est pas une réservation, souligne TechCentral : selon le Règlement des radiocommunications, elle n’empêche pas d’autres usages, comme le Wi-Fi, et n’établit aucune priorité. Le plan maintient aussi des attributions aux faisceaux hertziens et aux services par satellite dans une partie de la bande, et prévoit encore une étude de faisabilité et un plan d’assignation des fréquences, précise TechAfrica News. Aucun opérateur n’a reçu de fréquences dans cette bande, ce que MTN reconnaît.
MTN affirme que la bande a été « formellement attribuée » aux services mobiles. Mais une identification IMT n’est pas une réservation, souligne TechCentral : selon le Règlement des radiocommunications, elle n’empêche pas d’autres usages, comme le Wi-Fi, et n’établit aucune priorité. Le plan maintient aussi des attributions aux faisceaux hertziens et aux services par satellite dans une partie de la bande, et prévoit encore une étude de faisabilité et un plan d’assignation des fréquences, précise TechAfrica News. Aucun opérateur n’a reçu de fréquences dans cette bande, ce que MTN reconnaît.
Un enjeu disputé entre opérateurs et Wi-Fi
L’essai sert aussi de plaidoyer pour un spectre que se disputent depuis des années les opérateurs mobiles et les défenseurs du Wi-Fi. La décision de juillet a été une victoire pour les opérateurs et pour la GSMA, qui militaient pour un usage mobile sous licence. La Dynamic Spectrum Alliance demandait au contraire à l’Icasa d’ouvrir la bande à un usage sans licence.
L’Icasa avait déjà ouvert au Wi-Fi la bande basse des 6 GHz, de 5,925 à 6,425 GHz, en 2023. Le déploiement commercial dans la bande haute dépendra de l’évaluation en cours du régulateur et de l’adoption d’un plan d’assignation formel. Sources : MyBroadband, TechCentral, TechAfrica News.
L’Icasa avait déjà ouvert au Wi-Fi la bande basse des 6 GHz, de 5,925 à 6,425 GHz, en 2023. Le déploiement commercial dans la bande haute dépendra de l’évaluation en cours du régulateur et de l’adoption d’un plan d’assignation formel. Sources : MyBroadband, TechCentral, TechAfrica News.




