Une estimation présentée lors d’un forum à Accra
Le chiffre a été avancé par Paapa Osei, responsable juridique, des affaires réglementaires et de la réputation de MobileMoney Fintech Limited (MMFL), en marge du forum « MMFL Cashless Conversations » organisé le vendredi 16 octobre au siège de l’Accra Metropolitan Assembly. L’événement a réuni plus de 500 participants, principalement issus du secteur informel : commerçantes, artisans, chauffeurs, patrons de petites entreprises.
La source des données et la période de mesure de cette estimation n’ont pas été précisées.
La source des données et la période de mesure de cette estimation n’ont pas été précisées.
La manipulation plutôt que le piratage
Les fraudeurs exploitent la confiance, la peur ou l’appât du gain pour amener les clients à divulguer leur code PIN, leurs mots de passe à usage unique (OTP) ou leurs codes de transaction, souvent en se faisant passer pour des agents ou des employés du service client. Une fois ces identifiants obtenus, ils peuvent enregistrer le portefeuille sur un autre appareil et vider le compte.
« Les fraudeurs appellent le client et jouent sur la confiance, la peur ou une histoire qui suscite la cupidité », a résumé Moses Tetteh, responsable de la lutte contre la criminalité financière chez MMFL, interrogé par MyJoyOnline le 17 octobre. Il met aussi en garde contre le partage des liens privés servant à installer l’application MoMo, y compris avec des personnes se présentant comme salariés de MTN.
« Les fraudeurs appellent le client et jouent sur la confiance, la peur ou une histoire qui suscite la cupidité », a résumé Moses Tetteh, responsable de la lutte contre la criminalité financière chez MMFL, interrogé par MyJoyOnline le 17 octobre. Il met aussi en garde contre le partage des liens privés servant à installer l’application MoMo, y compris avec des personnes se présentant comme salariés de MTN.
Marchés, écoles et églises
MMFL entend porter la sensibilisation directement dans les communautés. L’entreprise forme aussi périodiquement ses agents, appelés à protéger les informations confidentielles des clients pendant les transactions. Elle présente la lutte contre la fraude comme une « responsabilité partagée » entre opérateurs, agents et utilisateurs.
La Chambre ghanéenne des télécommunications et la Digital Chamber of Ghana mènent en parallèle des opérations d’éducation, comme à Mankessim, où la police a recensé cette année trois fraudes au mobile money pour un total de 66 000 cedis.
La Chambre ghanéenne des télécommunications et la Digital Chamber of Ghana mènent en parallèle des opérations d’éducation, comme à Mankessim, où la police a recensé cette année trois fraudes au mobile money pour un total de 66 000 cedis.
Un écosystème en forte croissance
Lancée en juillet 2009 sous le nom de MTN Mobile Money, MMFL revendique plus de 17 millions d’abonnés actifs et plus de 300 000 agents. Elle traite plus de 26 millions de transactions par jour, selon son directeur général Shaibu Haruna.
L’écosystème ghanéen du mobile money a traité 3 370 milliards de cedis de transactions en août, contre plus de 4 000 milliards sur l’ensemble de 2025, des flux qui ne se traduisent pas directement en revenus. Sources : The Daily Gist, MyJoyOnline, Graphic Online.
L’écosystème ghanéen du mobile money a traité 3 370 milliards de cedis de transactions en août, contre plus de 4 000 milliards sur l’ensemble de 2025, des flux qui ne se traduisent pas directement en revenus. Sources : The Daily Gist, MyJoyOnline, Graphic Online.




