Des départs négociés d’ici au 16 octobre
D’après deux salariés cités par TechCabal sous couvert d’anonymat, les équipes de l’ADC, installées à la Dunhill Towers, dans le quartier de Westlands, ont été convoquées à une réunion le lundi 12 octobre au matin. Elles ont été invitées à rencontrer leurs responsables avant le vendredi 16 octobre pour examiner les options de sortie, y compris les indemnités de licenciement.
Les salariés interrogés s’attendent à ce que ces entretiens portent sur les indemnités plutôt que sur leur maintien. « Notre sort était scellé, nous ne savions simplement pas quand », a confié l’un d’eux. Selon une source proche du dossier, moins de dix personnes devraient rester, dans les ventes, le recrutement, l’entité commerciale MCAPS et le programme AI for Good.
Les salariés interrogés s’attendent à ce que ces entretiens portent sur les indemnités plutôt que sur leur maintien. « Notre sort était scellé, nous ne savions simplement pas quand », a confié l’un d’eux. Selon une source proche du dossier, moins de dix personnes devraient rester, dans les ventes, le recrutement, l’entité commerciale MCAPS et le programme AI for Good.
Microsoft parle de « changements proposés »
« Nous communiquons directement avec nos employés au Kenya au sujet de changements proposés dans nos activités d’ingénierie », a déclaré un porte-parole de Microsoft à TechCabal. « Nous sommes conscients de l’incertitude que cela suscite et gardons ces discussions confidentielles. Microsoft reste engagé au Kenya et continuera d’y employer du personnel. » Le groupe n’a confirmé ni la fermeture du centre, ni le nombre de postes supprimés, ni le calendrier.
Le même jour, le ministre kényan du Numérique, William Kabogo, a reçu une délégation conduite par Jeff Bullwinkel, vice-président et directeur juridique adjoint de Microsoft pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. « J’ai insisté sur l’importance de retenir les talents locaux, de protéger les emplois du centre d’ingénierie de Microsoft à Nairobi et de préserver la confiance des investisseurs dans le secteur technologique kényan », a-t-il indiqué. Les deux parties ont convenu d’élaborer un plan d’action commun, dont le contenu n’a pas été dévoilé.
Le même jour, le ministre kényan du Numérique, William Kabogo, a reçu une délégation conduite par Jeff Bullwinkel, vice-président et directeur juridique adjoint de Microsoft pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. « J’ai insisté sur l’importance de retenir les talents locaux, de protéger les emplois du centre d’ingénierie de Microsoft à Nairobi et de préserver la confiance des investisseurs dans le secteur technologique kényan », a-t-il indiqué. Les deux parties ont convenu d’élaborer un plan d’action commun, dont le contenu n’a pas été dévoilé.
Un projet lancé en 2019 avec Lagos
Microsoft avait annoncé l’ADC en mai 2019, avec Nairobi et Lagos comme premiers sites. Le groupe prévoyait d’y investir 100 millions de dollars sur cinq ans, de recruter 100 ingénieurs dès la fin 2019 et d’atteindre 500 ingénieurs sur les deux sites en 2023. Les équipes y développaient des produits mondiaux comme Office, Azure ou Windows, rappelle Tech-ish. Le centre de Nairobi a été officiellement inauguré en mars 2022 et comptait alors plus de 450 salariés à temps plein, un chiffre repris en décembre 2022 par le président de Microsoft, Brad Smith.
Le centre de Lagos a été fermé en mai 2024. Microsoft assurait alors que cette décision n’affecterait pas ses activités au Kenya.
Le centre de Lagos a été fermé en mai 2024. Microsoft assurait alors que cette décision n’affecterait pas ses activités au Kenya.
Une restructuration mondiale en toile de fond
Le groupe n’a pas expliqué cette décision. Elle intervient dans un contexte de réductions d’effectifs : Microsoft a annoncé environ 4 800 suppressions de postes en juillet 2026, soit près de 2,1 % de ses effectifs, après quelque 15 000 en 2025, tout en investissant des sommes record dans l’infrastructure d’IA. Aucun élément public ne relie toutefois directement la fermeture de Nairobi à ces dépenses.
Fin septembre, Kipkorir Arap Kirui, ancien chef de produit chez Microsoft passé chez Google, avait déjà dénoncé des plans d’amélioration de la performance imposés à des salariés performants et des départs présentés comme « volontaires ». L’annonce intervient aussi deux ans après l’engagement de Microsoft et G42 à investir 1 milliard de dollars au Kenya dans un centre de données et des services cloud. Microsoft n’a pas indiqué que ce projet était concerné. Sources : TechCabal, ITWeb Africa, Tech-ish.
Fin septembre, Kipkorir Arap Kirui, ancien chef de produit chez Microsoft passé chez Google, avait déjà dénoncé des plans d’amélioration de la performance imposés à des salariés performants et des départs présentés comme « volontaires ». L’annonce intervient aussi deux ans après l’engagement de Microsoft et G42 à investir 1 milliard de dollars au Kenya dans un centre de données et des services cloud. Microsoft n’a pas indiqué que ce projet était concerné. Sources : TechCabal, ITWeb Africa, Tech-ish.




