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Isahit : pour une externalisation "responsable" en Afrique


Rédigé le Jeudi 22 Septembre 2016 | 0 commentaire(s)


Après plusieurs mois de tests au Sénégal et au Cameroun, Isahit s'apprête à ouvrir officiellement ses portes dans quelques jours avec la ferme intention d'imposer un modèle conciliant externalisation de projets informatiques et développement social responsable.


Les nouvelles technologies peuvent elles également devenir "responsables" ? Après plusieurs mois de tests au Sénégal et au Cameroun, Isahit s'apprête à ouvrir officiellement ses portes dans quelques jours avec la ferme intention d'imposer un modèle conciliant externalisation de projets informatiques et développement social responsable.
 
Imaginée par Isabelle Mashola et Philippe Coup-Jambet, Isahit est une plate-forme web, mettant en relation des donneurs d'ordre français avec des sous-traitants situés dans un premier temps en Afrique francophone mais demain partout dans le monde. Mais elle se distingue d'une part en misant sur des "hit", des "human intellligent task" très basiques, et en cherchant à la confier à des "hiteurs" pré-sélectionnés afin de les sortir.. de la pauvreté.
 
Pour son lancement, Isahit propose ainsi plus de 500 000 "hits", prenant de quelques secondes à quelques minutes, dans des domaines aussi vastes que la modération de contenus, le taggage d'images, le classement d'archives ou encore l'assistance à l'intelligence artificielle dans une démarche de machine learning.
 
Et pour mener à bien ces tâches, la plate-forme compte recruter des centaines de "hiteurs", payés une vingtaine d'euros par jour soit largement au dessus du seuil de pauvreté, dans 5 pays d'Afrique francophone : le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Camouroun et la RDC.
 
Isahit s'engage à reverser 65% de ses gains aux "hiteurs" ainsi que 5% supplémentaires à une association destinée à les aider, en leur prêtant une tablette informatique ou en les accompagnant pour l'ouverture d'un compte bancaire (Orange Money).
 
Basée à Paris en France, la société cherche à lever des fonds auprès d'investisseurs spécialisés dans les projets à impact social, et entend réunir à terme plus d'un milliard de tâches, afin de donner du travail à des milliers de contributeurs africains.

 


Rencontre avec Isabelle Mashola, co-fondatrice d'Isahit








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